Aya Asagiri n’attend plus grand-chose de ses journées : au collège, elle sert de cible aux brimades, et chez elle son frère en rajoute. Une nuit, son ordinateur affiche un mystérieux site qui lui promet des pouvoirs de magical girl. À partir de là, Magical Girl Site fait basculer le conte de transformation vers l’horreur, avec des adolescentes armées d’objets magiques aussi utiles que dangereux.
La série est signée Kentaro Sato, déjà connu pour Magical Girl of the End, autre variation très noire autour des codes des magical girls. Magical Girl Site démarre en 2013 sur le site Champion Tap! d’Akita Shoten, avant de rejoindre en 2017 le Weekly Shonen Champion. En France, Akata lance le tome 1 en 2015. Le spin-off Magical Girl Site Sept, dessiné par Toshinori Sogabe sur un scénario de Sato, prolonge l’univers autour d’un autre duo de filles pris dans la même mécanique.
Le manga principal s’achève en 2019 au Japon en 16 tomes, et son adaptation animée arrive en 2018. On n’est pas dans une longue saga à rallonge, mais dans une série finie, compacte, qui pousse très loin la violence sociale, le malaise et le désespoir avant d’ouvrir peu à peu son jeu. Pour une collection française, le plus simple est de commencer par la série mère publiée par Akata, puis d’enchaîner avec Magical Girl Site Sept, court complément plutôt que vrai point d’entrée.