Majiba Kayo n’a rien de la magical girl modèle : c’est une lycéenne au langage de voyoute, accro à la nicotine, que la petite créature Myu choisit pourtant pour défendre la Terre contre les stremons. Mauvaise pioche pour lui, excellent point de départ pour le lecteur : Magical Girl Holy Shit prend les codes du genre en plein visage et les transforme en comédie de baston volontiers crasseuse. Dès les premières pages, on comprend que Kayo sauvera peut-être le monde, mais sûrement pas avec des grands discours.
Le manga est signé Souryu. La série démarre au Japon en 2016 dans le Monthly Comic @Bunch de Shinchôsha, puis ses volumes reliés paraissent à partir de 2017. En France, Akata lance Magical Girl Holy Shit en 2018 dans sa collection WTF?!, un bon écrin pour ce détournement brutal et potache du registre magical girl.
Côté statut, on est sur une série récente et toujours en cours au Japon : le volume 13 y est sorti en 2025, tandis que l’édition française compte 12 tomes parus entre 2018 et 2024. Il n’y a pas, à ce jour, de grosse adaptation animée venue changer son échelle de notoriété ; son identité reste donc celle d’un titre de connaisseurs, porté par son bouche-à-oreille et par un ton très à part dans le catalogue d’Akata. Pour la collection, c’est simple : l’édition Akata constitue aujourd’hui la seule édition française, sans intégrale ni Perfect Edition, donc le plus logique est de commencer au tome 1 et de suivre la série dans cet habillage d’origine.