Alexis Mac Coy a d’abord porté l’uniforme sudiste, puis celui des vainqueurs, avec la même droiture et le même goût du risque. Dans l’Ouest d’après la guerre de Sécession, ce soldat devenu cavalier traverse forts perdus, pistes poussiéreuses et territoires en feu, au milieu des règlements de comptes, des campagnes militaires et des drames de frontière. Le ton est celui d’un grand western d’aventure, sérieux sans être raide, avec des batailles, des chevauchées et des paysages qui sentent la poudre.
La série est écrite par Jean-Pierre Gourmelen et dessinée par Antonio Hernández Palacios, peintre et auteur espagnol dont le trait très travaillé doit beaucoup à son expérience d’illustrateur. Mac Coy démarre en 1974 chez Dargaud, d’abord dans le mensuel Lucky Luke, avant de passer par Tintin, Pilote et Charlie Mensuel. Ce parcours de prépublication dit bien sa place : un western franco-belge pour lecteurs déjà un peu grands, plus rugueux et plus historique que la moyenne.
Avec plus de vingt albums au total selon les éditions et une publication qui s’étire jusque dans les années 1990, Mac Coy fait partie de ces longues séries de western qui ont gardé un vrai prestige chez les amateurs, même si elle est moins souvent citée aujourd’hui que les très grands classiques du genre. Dargaud l’a remise en circulation en 4 intégrales, publiées jusqu’en 2019 : c’est le point d’entrée le plus simple pour lire la saga d’un bloc, tandis que les albums d’époque parleront davantage aux collectionneurs sensibles aux premières éditions.