À Londres, en 1899, Sherlock Holmes remonte la piste d’un tricheur au poker pendant qu’un homme qui ressemble fort au docteur Jekyll surgit dans une fumerie d’opium. Très vite, l’enquête bascule dans un brouillard de machines, de monstres et de complots, avec Moriarty en maître du jeu plus qu’en simple bandit. Le ton est celui d’un thriller victorien qui pousse Sherlock du côté du steampunk sans lui enlever son goût de la déduction.
La série est écrite par Fred Duval et Jean-Pierre Pécau, deux scénaristes bien installés dans la BD de genre, et dessinée par Stevan Subić. M.O.R.I.A.R.T.Y démarre chez Delcourt en 2018, dans la collection Néopolis, avec le diptyque Empire mécanique ; le deuxième tome paraît en 2019. Une édition spéciale 48H BD 2020 du premier tome a aussi été proposée avec une couverture différente.
Le catalogue référencé montre quatre albums parus entre 2018 et 2023, ce qui place la série dans les créations récentes plutôt que dans les longues sagas installées. Faute de signaux solides sur des ventes, des prix ou une adaptation, mieux vaut la lire pour ce qu’elle est : une variation franco-belge sur le mythe holmésien, plus feuilletonnante que patrimoniale. Pour commencer, le plus simple reste le cycle Empire mécanique en deux tomes, qui pose d’emblée le décor et la manière.