Lucky Luke traverse l'Ouest sur son cheval blanc Jolly Jumper, croise shérifs dépassés, pionniers, tricheurs et frères Dalton, puis remet un peu d'ordre avant de repartir seul vers l'horizon. Le décor, c'est l'Amérique des saloons, des trains et des villes champignons, mais passée au filtre de la farce. On y entre pour les fusillades, on y reste pour la façon qu'a Morris de faire tenir tout un western dans quelques pages très vives.
Le personnage naît sous le crayon du Belge Morris en 1946 dans l'Almanach Spirou, avant un premier album, La Mine d'or de Dick Digger, en 1949 chez Dupuis. À partir de 1955, René Goscinny prend une place décisive au scénario : c'est lui qui pousse la série vers un humour plus net, plus dialogué, plus satirique. Lucky Luke passe ensuite de Spirou à Pilote en 1968, avec des albums publiés chez Dargaud, puis chez Lucky Comics.
Avec plus de 300 millions d'albums vendus dans le monde et des traductions dans une trentaine de langues, Lucky Luke fait partie des très grands fonds de la BD franco-belge. La série a assez de recul pour montrer plusieurs visages : les albums classiques signés Morris et Goscinny, les reprises d'après Morris par Achdé, et des écarts plus personnels comme L'Homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme. Pour une collection, le bon repère reste Lucky Luke - L'Intégrale chez Dupuis si l'on veut suivre l'ordre chronologique, album par album.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.