Alice n’a plus grand-chose de la petite fille sage : ici, c’est une icône rock, perdue entre la vie et la mort, pendant que Wonderland se délite. Pour éviter la disparition du pays des merveilles, le Lapin Blanc part chercher cinq héros venus d’autres imaginaires. Le point de départ est clair : un conte connu de tous, poussé vers le fantastique, l’horreur et le grand délire pop.
Franck Tacito signe seul le scénario et le dessin de Little Alice In Wonderland, avec Antoine Lecoq aux couleurs du tome 1 puis Turalo et Sébastien Pinel sur les suivants. La série démarre chez Glénat en 2012 avec Run, rabbit, run !, se poursuit en 2013 avec Tango baïonnette et s’achève en 2015 avec Living Dead Night Fever. Le format est celui du grand album cartonné de fantasy, côté BD franco-belge plus que manga.
On est face à une trilogie complète, sans rallonge à ce jour, ce qui en fait une lecture facile à collectionner et à boucler. Le titre n’a pas laissé de gros signal public du type adaptation ou longue postérité éditoriale repérable ; il reste surtout associé au parcours de Franck Tacito chez Glénat et à son goût pour les univers de genre. Pour commencer, le plus simple est de suivre l’édition d’origine Glénat en trois tomes, la seule série complète clairement identifiée pour cette œuvre.