Naïve au point de rendre l’argent qu’on lui vole, Nao Kanzaki reçoit un jour une somme folle et une règle simple : pour survivre au Liar Game, il faut mentir mieux que les autres. Elle va chercher de l’aide auprès de Shinichi Akiyama, ex-escroc brillant, et le manga se transforme vite en suite de pièges, d’alliances douteuses et de parties où la psychologie compte autant que l’argent. Le ton reste tendu, mais Kaitani garde toujours la situation très lisible : on suit les stratagèmes, on comprend les règles, et on voit venir la trahison sans jamais savoir d’où elle partira.
Shinobu Kaitani, déjà connu au Japon pour One Outs, écrit et dessine seul la série. Liar Game démarre en 2005 dans le Weekly Young Jump de Shūeisha et se boucle en 2015 en 19 volumes. En France, Tonkam lance l’édition en 2010 ; le titre a ensuite basculé dans le catalogue Delcourt/Tonkam. Cette trajectoire explique bien sa place à part : un seinen de jeu mental, installé sur la durée, loin du simple thriller à twist.
Avec le recul, Liar Game s’est surtout imposé par ses adaptations live japonaises : une première série en 2007, une saison 2 en 2009, puis des films qui ont prolongé sa notoriété. En 2025, la série a même refait surface avec l’annonce d’un anime pour son vingtième anniversaire. Côté collection, le repère est simple : l’édition française courante compte 19 tomes chez Tonkam puis Delcourt/Tonkam, sans Perfect Edition ni intégrale de référence à ce jour.