Lag Seeing n’est encore qu’un enfant quand il découvre le métier de Letter Bee, ces facteurs armés qui traversent Amberground pour remettre des lettres là où la lumière manque et où les monstres rôdent. Des années plus tard, il prend à son tour la route avec Niche, sa drôle de garde du corps, pour porter des messages, retrouver des visages perdus et comprendre ce qui s’est brisé dans sa propre histoire. Le manga avance comme un conte d’aventure : des rencontres, des étapes, puis peu à peu un vrai mystère autour du monde qui l’entoure.
Hiroyuki Asada, mangaka déjà remarqué pour I’ll, donne à Letter Bee une identité très reconnaissable, entre décors nocturnes, silhouettes fragiles et émotion à fleur de page. La série démarre en 2006 dans le Monthly Shōnen Jump de Shueisha, passe ensuite par le Weekly Shōnen Jump puis par Jump SQ. après l’arrêt du premier magazine. En France, Kana la lance en 2009 et publie les 20 tomes jusqu’en 2016.
Terminée en 20 volumes, Letter Bee a aussi connu une adaptation animée en deux saisons, signe d’une série qui a compté dans le catalogue shōnen de son époque sans devenir pour autant un mastodonte installé comme les locomotives du genre. Elle garde surtout un noyau de lecteurs très attachés à son atmosphère et à son dessin. Côté collection, l’édition Kana en tomes simples reste la référence en français : il faut commencer au tome 1, la série suivant un fil continu, et il n’existe pas chez nous d’intégrale ou de Perfect Edition pour la remplacer.