Filochard, Croquignol et Ribouldingue ne cherchent ni la gloire ni le travail : ils préfèrent l’arnaque, le système D et la fuite en avant. Avec eux, Paris devient un terrain de combines, de déguisements et de mauvais coups, menés avec un aplomb comique qui fait passer les trois lascars de la petite escroquerie à la satire sociale. On entre dans Les Pieds Nickelés par leurs trognes, leur culot et leur art de retomber sur leurs pieds.
La série naît en 1908 sous le crayon de Louis Forton, dans L’Épatant, le journal de la Société parisienne d’édition fondée par les frères Offenstadt. Forton pose là un jalon majeur de la BD populaire française, avec un trio de vauriens dont le nom est passé dans la langue courante. Après sa mort en 1934, la grande reprise vient en 1948 avec René Pellos, qui fera vivre les personnages jusqu’en 1981 sur plus d’une centaine d’albums.
Le recul historique parle pour eux : créés en 1908, repris pendant plus de trente ans par Pellos, adaptés très tôt au cinéma dès 1948, les Pieds Nickelés appartiennent au vieux fonds vivant de la bande dessinée française. Pour une lecture patrimoniale, les pages de Forton gardent la vraie morsure des débuts ; pour une collection suivie, les volumes Collection intégrale et L’Intégrale chez Vents d’Ouest restent les repères les plus pratiques pour retrouver la période Pellos dans l’ordre.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.