Louis XVII n’est pas mort au Temple : chez Les Chevaliers d’Héliopolis, l’enfant devient un fugitif arraché à l’Histoire, puis l’apprenti d’un ordre secret d’alchimistes. Alejandro Jodorowsky en fait le cœur d’un grand roman d’initiation, entre cours royales, sociétés occultes et quête d’immortalité. Le ton est ample, romanesque, traversé par ce goût du secret et de la métamorphose qui pousse à tourner la page suivante.
La série réunit Alejandro Jodorowsky au scénario et Jérémy au dessin. Le premier est un vieux routier de la BD francophone, connu entre autres pour L’Incal, La Caste des Méta-Barons ou Bouncer ; le second s’était déjà fait remarquer sur Barracuda. Les Chevaliers d’Héliopolis démarre chez Glénat en 2017 et se déploie en quatre albums, avec des sous-titres qui suivent les étapes de l’œuvre alchimique, de Nigredo à Citrinitas. Une intégrale Glénat reprend l’ensemble en 2022. (glenat.com)
On est ici devant un cycle complet, pensé d’un bloc plutôt que prolongé à la demande. Il n’y a pas, à ma connaissance, de grand signal public du type adaptation ou palmarès majeur à mettre en avant ; le mieux est donc de le lire pour ce qu’il est : une courte saga de fantasy historique et ésotérique, taillée pour les lecteurs de Jodorowsky qui aiment les récits fermés. Côté collection, le choix est simple : les quatre cartonnés d’origine chez Glénat, ou l’intégrale de 2022 si l’on veut tout avoir en un seul volume. (glenat.com)
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.