Gunther et Pritz avancent dans une France de 1589 déchirée par les guerres de Religion, entre routes coupées, villages rançonnés et fidélités qui changent vite. Ces deux reîtres n’ont rien de héros propres sur eux : ils survivent comme ils peuvent, l’épée à la main, au milieu d’un pays qui part en morceaux. Les Chemins de Malefosse tient d’abord par là : une aventure historique sèche, concrète, où la boue, la peur et l’intérêt pèsent autant que les grands discours.
La série naît sous l’impulsion du scénariste Daniel Bardet et du dessinateur François Dermaut, dont le trait réaliste et la mise en couleur donnent beaucoup de chair à cette fin de XVIe siècle. Elle débute en 1982 dans le mensuel Circus chez Glénat, avant d’être publiée en albums à partir de 1983 chez le même éditeur ; elle deviendra ensuite l’un des titres marquants de Vécu. Après le tome 12 paru en 2004, Bardet poursuit l’aventure avec Brice Goepfert au dessin, et la série va jusqu’au tome 24 en 2016.
Avec plus de trois décennies d’existence éditoriale, Les Chemins de Malefosse fait partie du fonds historique solide de Glénat, moins porté par le tapage que par la fidélité de ses lecteurs. Pour la collection, le bon repère, ce sont les intégrales lancées en 2013 : les trois premiers volumes reprennent la période dessinée par François Dermaut dans un format un peu plus grand que les albums d’origine, puis les chapitres suivants couvrent la période Brice Goepfert. Les albums de 1983 gardent, eux, le charme des premières éditions de la grande époque Vécu.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.