Sigwald de Crozenc grandit dans un Moyen Âge de forteresses, de routes dangereuses et de fidélités qui se paient cher. Très vite, le jeune seigneur se retrouve pris dans des affaires qui le dépassent : guerres de pouvoir, secrets de famille, alliances fragiles, justice expéditive. Les Aigles décapitées avance comme un roman d’aventures historique, avec du panache, du sang sur les bottes et un vrai goût pour la vie quotidienne autant que pour les coups d’épée.
La série est lancée en 1986 chez Glénat, dans la collection Vécu. Les trois premiers tomes sont signés Patrice Pellerin et Jean-Charles Kraehn ; Kraehn poursuit ensuite seul avant que Michel Pierret ne reprenne le dessin en 1990. À partir du tome 19, en 2007, Pierret assure aussi le scénario, ce qui donne à la fresque une continuité rare sur plusieurs décennies éditoriales.
Avec 29 albums parus jusqu’en 2019, Les Aigles décapitées fait partie de ces longues séries historiques françaises qui ont accompagné durablement le catalogue Glénat. Son nom revient régulièrement quand on parle de la grande période de la collection Vécu, et la série a même eu droit à un numéro des Cahiers de la bande dessinée. Pour une collection, le plus simple est de partir des albums Glénat d’origine ; il existe aussi une réédition en fascicules dans Les Grands Classiques de la BD historique Vécu, utile pour lire la saga à moindre coût mais moins recherchée que les cartonnés d’époque.