Daikichi vit dans une petite ville côtière japonaise, loin du vacarme des grandes villes, avec Tama, son chat vieillissant. Veuf et jeune retraité, il avance à petits pas, entre promenades, souvenirs et voisins qu’on croise tous les jours. Le Vieil Homme et son chat tient dans cette compagnie-là : un homme un peu seul, un animal qui veille, et des scènes de tous les jours qui prennent peu à peu du poids.
Derrière le nom de plume Nekomaki se cacherait un duo d’illustrateurs, connu au Japon pour des livres et récits centrés sur les animaux. La série démarre en 2015 au Japon sous le titre Neko to Jii-chan, dans le magazine Comic Essay Gekijô de Media Factory. En France, Casterman la lance en 2018 avec un choix assez rare pour un manga : une édition en couleur et en sens de lecture français, chaque volume portant un sous-titre plutôt qu’un simple numéro.
Le titre a aussi connu une adaptation en film live au Japon, sortie en 2019, signe qu’il a trouvé son public au-delà du rayon manga. Ce n’est pas une série à suspense ni à grand effet : elle s’installe dans la durée, du côté des lecteurs qui aiment les récits de quotidien, les chats très présents et les ambiances proches du manga d’observation. Pour démarrer, le plus simple reste le premier volume, N’ont plus peur des chiens, qui pose d’emblée le décor et le lien entre Daikichi et Tama.