Kôichi mène une vie assez banale jusqu’au jour où il tombe sur Otori, une fille mystérieuse qui affirme vouloir envahir la Terre. Elle a la force d’un monstre, débarque avec ses airs de sauvageonne tombée du ciel, et entraîne le garçon dans une drôle d’aventure où la science-fiction passe sans prévenir de la comédie au combat. Le départ est simple, mais très vite, Maiko Ogawa donne à ce duo une vraie présence et installe des secrets qu’on a envie de suivre.
Le jour où j’ai décidé d’envahir la Terre est signé entièrement par Maiko Ogawa. La série débute en 2012 dans le magazine Gessan de Shôgakukan, sous le titre Hitoribocchi no Chikyū Shinryaku, et se termine au Japon en 2018 en 15 volumes. En France, Ototo la lance en 2020 : c’est la première œuvre de l’autrice publiée chez nous, ce qui explique aussi pourquoi le titre a pu passer un peu sous les radars à ses débuts.
Avec son récit terminé, la série a pour elle un vrai avantage de collection : on entre dans une histoire complète, sans attendre une suite hypothétique. Elle n’a pas eu en France le bruit des gros lancements du moment ni d’adaptation animée pour la pousser, mais elle garde une petite place à part chez les lecteurs qui aiment les séries d’aventure capables de mêler tendresse, mystère et montée en puissance. Côté édition, la version Ototo reprend le format de parution en tomes ; pour aller au bout de l’histoire, il faut garder en tête que l’édition japonaise compte 15 volumes.