Tout part d’un virus qui s’échappe d’une base militaire et vide l’Amérique en quelques jours. Au milieu des routes désertes, des villes en quarantaine et des cadavres qu’on n’a plus le temps d’enterrer, des survivants comme Stu Redman, Frannie Goldsmith ou Larry Underwood avancent à tâtons, tandis que Randall Flagg les attire dans son ombre. Le Fléau raconte cette fin du monde à hauteur d’hommes, entre horreur sèche, visions de cauchemar et grand affrontement moral.
À l’origine, il y a le roman de Stephen King, publié en 1978 puis repris en version augmentée en 1990. Son adaptation en comics est lancée chez Marvel en 2008, sous la plume de Roberto Aguirre-Sacasa, avec Mike Perkins au dessin et Laura Martin à la couleur ; l’ensemble suit la version longue du livre et se déploie en six mini-séries de cinq épisodes. En France, Delcourt publie d’abord la série en albums à partir de 2010, puis la relance en 2022 dans une édition en 6 volumes plus épais.
Avec le recul, cette adaptation a trouvé sa place parmi les transpositions les plus solides de King en BD américaine : elle va au bout des 30 épisodes et Marvel l’a réunie en omnibus dès 2012. Pour un collectionneur français, le vrai repère est simple : les albums Delcourt de 2010 découpent le récit plus finement, tandis que la réédition Delcourt de 2022 le reprend en 6 tomes de pagination plus généreuse. Si l’on veut une lecture suivie, cette édition de 2022 est la plus claire pour entrer dans Le Fléau.