Antoine Tarpagnan, ancien soldat devenu malgré lui homme à tout faire de la tourmente, traverse un Paris de 1871 où les barricades poussent plus vite que les certitudes. Autour de lui, la Commune soulève le petit peuple, les ambitieux, les idéalistes et les survivants de hasard. Le Cri du peuple mêle polar, chronique populaire et fresque historique, avec ce noir et blanc de Tardi qui donne à la ville une gueule de pavé, de fumée et de sang. (fr.wikipedia.org)
À l’origine, il y a le roman de Jean Vautrin, paru en 1998, que Jacques Tardi adapte lui-même en bande dessinée pour Casterman. Tardi n’est pas un auteur venu faire un détour par l’Histoire : de C’était la guerre des tranchées à Putain de guerre !, il a bâti une œuvre où le peuple, la violence d’État et la mémoire des vaincus comptent au premier plan. La série paraît en quatre albums entre 2001 et 2004 chez Casterman. (fr.wikipedia.org)
Le premier tome, Les Canons du 18 mars, a marqué tout de suite : il reçoit à Angoulême en 2002 le Prix du dessin et le Prix du public. Avec le recul, la série s’est imposée comme l’une des grandes BD consacrées à la Commune de Paris, régulièrement remise en avant, notamment lors de l’édition intégrale publiée par Casterman en 2021, après une première intégrale sortie en 2005. Pour entrer dans l’œuvre, les quatre albums d’origine gardent leur rythme de feuilleton ; l’intégrale de 2021 offre, elle, la lecture d’un seul bloc. (bdfugue.com)
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