Marco est photographe, mais il ne tient plus vraiment debout dans sa vie. Il quitte la presse, s’éloigne de la ville et tente de reprendre souffle entre une histoire d’amour, un père malade, un frère envahissant et des angoisses qui reviennent sans prévenir. Le Combat ordinaire suit ce passage fragile vers l’âge adulte avec des scènes très drôles, puis d’un coup très dures, sans jamais forcer le trait.
Manu Larcenet signe seul le scénario et le dessin, avec les couleurs de Patrice Larcenet. Figure majeure de la BD francophone, il venait déjà de marquer les lecteurs chez Dargaud avec Le Retour à la terre, mais Le Combat ordinaire reste le livre qui a installé son versant le plus intime. La série démarre en 2003 chez Dargaud et se déploie en quatre tomes publiés jusqu’en 2008. En France, le premier volume décroche dès 2004 le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême.
Avec le recul, la série tient comme l’un des romans graphiques français les plus commentés des années 2000, au point d’avoir été adaptée au cinéma en 2015. Pour un collectionneur, il faut distinguer les quatre albums d’origine de l’intégrale parue chez Dargaud, puis l’Intégrale complète rééditée en 2024 avec une couverture inédite. Le plus simple pour entrer dans l’œuvre reste le tome 1, Le Combat ordinaire, mais l’intégrale donne la continuité d’un seul souffle.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.