Ken se réveille sans explication en plein Japon du XVIe siècle, avec un seul réflexe intact : cuisiner. Recueilli par les hommes d’Oda Nobunaga, il met son savoir de chef au service d’un seigneur de guerre qui comprend très vite qu’un bon plat peut calmer une troupe, gagner un allié ou préparer une négociation. Le Chef de Nobunaga joue ainsi sur deux fronts à la fois : le manga historique et le récit culinaire, avec un héros qui avance à l’odeur des marmites autant qu’au milieu des batailles.
La série est écrite par Mitsuru Nishimura et dessinée par Takuro Kajikawa. Elle démarre en 2011 dans le magazine Weekly Manga Times de Houbunsha, un détail qui dit bien son terrain de jeu : un seinen ancré dans le récit de métier plus que dans l’action pure. En France, Le Chef de Nobunaga arrive chez Komikku dès 2014, dans une édition qui a accompagné la série sur la durée.
Au Japon, la publication s’est achevée en 2024 après 37 tomes, signe d’une œuvre installée sur le long cours plutôt que d’un simple coup d’essai. Le titre a aussi connu une adaptation en drama live au début des années 2010, et son tome 4 a figuré dans la sélection officielle du Festival d’Angoulême 2015. Pour une collection française, le plus simple est de partir de l’édition Komikku en tomes unitaires, fidèle à toute la série depuis son lancement.