Cinq cents ans après la Table ronde, Merlin sort de son long sommeil dans une Irlande où l’ancienne magie recule face au pouvoir chrétien. Pour sauver ce monde qui disparaît, il cherche un chevalier digne d’Excalibur, mais c’est Gwyned, la fille de Galahad, qui arrache l’épée et prend la route avec lui. Le ton ne joue pas la révérence : on croise un Merlin porté sur la boisson, des créatures féeriques, des batailles et un vrai goût d’aventure.
La série est écrite par Christophe Arleston, figure majeure de la fantasy populaire en BD, avec Éric Hübsch au dessin ; Melanÿn rejoint le scénario sur les tomes 5 et 6. Le Chant d’Excalibur démarre en 1998 chez Soleil. Les tomes 2 et 3 passent aussi par Lanfeust Mag en prépublication, et l’ensemble du cycle principal s’étale jusqu’en 2010, avant une intégrale volume 1 publiée en 2011.
Avec six albums pour son cycle principal, la série appartient à la grande vague fantasy de Soleil à la fin des années 1990 et au début des années 2000, mais elle reste moins citée aujourd’hui que Lanfeust de Troy ou Les Forêts d’Opale. C’est une bonne piste pour les lecteurs qui aiment les reprises libres de la matière arthurienne, entre humour, sortilèges et action. Pour la collection, le plus simple est de commencer par les six tomes d’origine, puis de viser l’intégrale volume 1 de 2011, qui réunit les tomes 1 à 3.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.