Léa Olivier quitte sa petite ville pour s’installer dans la grande région de Montréal, et tout se dérègle d’un coup : les copines restent loin, l’anglais coince, les nouveaux codes sociaux tombent dessus sans prévenir. La série raconte ce déménagement et ses secousses à hauteur d’ado, à travers des textos, des mails et des messages qui donnent l’impression d’entrer dans son téléphone. On y suit une héroïne prise entre famille, amitiés, amours et petites humiliations du quotidien, avec un ton vif qui reste toujours du côté de l’émotion juste.
La créatrice, Catherine Girard-Audet, est une autrice québécoise de littérature jeunesse. La vie compliquée de Léa Olivier démarre en 2012 aux Éditions Les Malins, au Québec, d’abord sous forme de romans épistolaires. En France, la série est publiée chez Kennes. Son univers a ensuite débordé du roman avec des déclinaisons centrées sur d’autres personnages, une adaptation en BD et une série télé diffusée à partir de 2021 sur TeleTOON+ via CANAL+.
Avec le recul, on tient là une série jeunesse qui a duré : l’éditeur Kennes annonçait déjà plus d’un million d’exemplaires vendus pour l’ensemble. Ce succès s’explique aussi par sa souplesse : Léa peut passer du roman à la BD sans perdre sa voix, parce que tout repose sur le rythme des échanges et sur un quotidien très reconnaissable. Pour la collection, le plus simple est de commencer par T01, Perdue, point de départ du déménagement, puis de distinguer les romans d’origine des albums BD, qui adaptent cet univers dans un format plus visuel.