Ici, il n’y a pas un héros fixe qui revient d’album en album. Le personnage principal, c’est souvent le réel : un scandale d’État, une enquête sociale, une guerre lointaine, un sujet de santé ou d’écologie que des journalistes et des dessinateurs transforment en récit lisible. La Revue Dessinée avance comme ça, en prenant le temps de raconter le monde par la BD, avec des reportages au long cours plutôt qu’une actualité chassée à la journée.
Lancée en 2013, après une campagne de financement participatif, La Revue Dessinée paraît en France sous la forme d’un trimestriel vendu en librairie, avec une version numérique en parallèle. Le titre est porté dès l’origine par un collectif de fondateurs où l’on retrouve notamment Franck Bourgeron, Olivier Jouvray, Kris, Sylvain Ricard, Virginie Ollagnier et David Servenay. Le principe est clair : faire travailler ensemble journalistes et auteurs de BD pour produire de l’enquête, du reportage et du documentaire dessinés.
Avec le recul, le projet a dépassé le simple pari éditorial : la revue existe toujours, publie désormais un volume de 212 pages tous les trois mois à 19 €, et a aussi développé des albums et coéditions marquants. Parmi eux, Algues vertes : l’Histoire interdite, édité en 2019 avec Delcourt, a dépassé les 100 000 exemplaires vendus. Pour une collection, le bon point d’entrée reste le n°1, qui pose tout de suite la méthode ; les premiers numéros ont aussi un intérêt particulier pour suivre la forme d’origine du projet, avant ses prolongements en albums.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.