Tout part d’une ferme isolée, d’une poignée de survivants et d’une nuit qui tourne au siège. Dans La nuit des morts-vivants, les morts reviennent, avancent en masse et grignotent peu à peu tout espoir. Le ton est sec, brutal, sans second degré : on suit des gens ordinaires coincés au mauvais endroit, au moment où le monde bascule.
À l’origine, il y a John A. Russo, co-scénariste du film de George A. Romero sorti en 1968, l’un des grands actes de naissance du zombie moderne. Le film a été inscrit au National Film Registry en 1999, et son passage précoce dans le domaine public après une erreur de copyright a nourri quantité de prolongements. Cette version comics est lancée en 2010 chez Avatar Press, avec Mike Wolfer au scénario et Sebastián Fiumara au dessin pour le premier cycle ; l’édition française arrive chez Panini en 2012. Après l’Apocalypse, écrit ensuite par David Hine, prolonge la catastrophe sur une plus longue durée.
On est ici du côté des extensions pour lecteurs déjà accrochés au mythe Romero-Russo, pas d’une simple novélisation plan par plan. La branche Aftermath paraît d’abord en 12 fascicules chez Avatar Press entre 2012 et 2013, avant les albums Panini référencés en français jusqu’en 2017. Pour une collection cohérente, le plus simple est de commencer par la série La nuit des morts-vivants, puis d’enchaîner avec Après l’Apocalypse, qui ouvre le cadre et s’éloigne davantage du huis clos d’origine.