On suit Clément, jeune médecin du XVIe siècle, lancé sur la piste d’un père disparu après la mort violente de sa mère. Son enquête le mène dans une Europe de la Renaissance où les savants dissèquent, expérimentent et touchent à des secrets qui n’auraient jamais dû sortir des cabinets d’étude. La série avance comme un récit d’aventure sombre, avec des corps qui se transforment, des sociétés secrètes et une menace qui prend vite une ampleur bien plus vaste.
La Licorne réunit le scénariste français Mathieu Gabella et le dessinateur Anthony Jean, un duo qu’on retrouvera plus tard sur Conan le Cimmérien. La série démarre chez Delcourt en 2006, dans la collection Machination, et se déploie en quatre albums jusqu’en 2012 ; une intégrale suit en 2014. Gabella aime croiser savoir scientifique, histoire et imaginaire, et c’est exactement le nerf de ce cycle, qui fait glisser la Renaissance du côté du fantastique sans perdre son décor érudit.
Avec son format court en quatre tomes, La Licorne reste une série fermée, pensée d’un bloc, ce qui compte pour une bibliothèque de collection. Elle n’a pas connu la longue postérité d’un grand classique populaire, mais elle garde une vraie place chez les lecteurs de thriller historique et de fantastique à la française. Pour lire aujourd’hui, l’intégrale Delcourt est le repère le plus simple ; les albums séparés, eux, permettent de suivre la première édition telle qu’elle a paru.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.