Matt Montgomery mène une vie rangée de fonctionnaire à Washington quand un soir tout bascule : sa femme et sa fille sont assassinées, et une étoile taillée au couteau sur le corps de l’enfant lui laisse une seule piste. Il quitte alors l’Est pour un Ouest brutal, lancé dans une traque qui traverse les territoires indiens et les terres de frontière. Le ton est sec, dur, sans folklore de carte postale.
L’étoile du désert réunit Stephen Desberg au scénario et Enrico Marini au dessin et aux couleurs pour son premier cycle. La série démarre chez Dargaud en 1996, directement en album, avec deux tomes parus la même année. Vingt ans plus tard, Desberg relance l’univers avec un préquel confié au dessin à Hugues Labiano et aux couleurs à Jérôme Maffre : les tomes 3 et 4 paraissent en 2016 et 2017.
Ce diptyque d’origine a compté dans le parcours de Marini : Dargaud le présente comme l’album qui l’a révélé au grand public, avant Le Scorpion signé avec Desberg. La série a aussi reçu le Prix des libraires de bande dessinée au Festival d’Angoulême 1997, un repère solide pour mesurer son accueil critique. Pour la collection, il faut bien distinguer les deux blocs : les tomes 1 et 2 dessinés par Marini, puis le préquel en deux volumes par Labiano. L’intégrale Dargaud permet de regrouper le premier cycle en un seul volume.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.