Soah n’a rien d’une héroïne guerrière : c’est une jeune fille offerte au dieu de l’eau pour mettre fin à la sécheresse qui ravage son village. En traversant vers le royaume de Habaek, elle s’attend à rencontrer une divinité terrible ; elle découvre un monde de palais, de jalousies et de secrets, où le dieu qu’on lui a promis ne ressemble pas du tout à l’image qu’elle s’en faisait. Le ton tient à la fois du conte amoureux et du drame fantastique.
Mi Kyung Yun, autrice coréenne, signe seule ce manhwa et l’ancre dans la légende de Habaek, une figure très ancienne de la mythologie coréenne. La série démarre en 2006 dans le magazine Wink. En France, L’Épouse du Dieu de l’eau arrive chez Clair de Lune en 2010, avec un premier volume suivi de près par les tomes 2 et 3 la même année.
Le recul est un peu particulier : l’œuvre a bien eu une vraie circulation internationale, jusqu’à une adaptation télé coréenne diffusée en 2017, mais l’édition française, elle, s’est arrêtée en cours de route. La série compte 24 tomes en Corée, alors que l’édition Clair de Lune s’est arrêtée après le tome 17, les derniers volumes français étant sortis en 2014. Pour un collectionneur, c’est donc une série séduisante mais incomplète en français ; mieux vaut le savoir avant de se lancer.