Aoi Nishimori mène une vie de lycéenne assez ordinaire jusqu’au jour où elle se retrouve à vivre sous le même toit que Shusei Kugayama, le beau garçon le plus convoité du lycée. Le point de départ de L-DK, c’est cette colocation forcée, tenue secrète, où chaque retour à l’appartement peut virer au quiproquo, à la dispute ou au rapprochement. Ayu Watanabe installe d’emblée un shôjo de proximité : pas de grand voyage ni de fantasy, juste deux adolescents, une porte à fermer vite, et des sentiments qui débordent.
Ayu Watanabe signe seule la série. L-DK démarre en 2009 dans Bessatsu Friend, le grand magazine shôjo de Kodansha, puis aligne 24 volumes au Japon. En France, Pika publie la série à partir de 2011 et l’édition française s’arrête au tome 23, paru en 2018. Ce décalage compte pour un collectionneur : chez nous, la série reste donc incomplète en rayon français, même si l’œuvre est bien terminée au Japon.
Le titre a assez compté dans le shôjo des années 2010 pour passer au live action une première fois en 2014, puis une nouvelle fois en 2019. L-DK a aussi été nommé au Prix du manga Kodansha dans la catégorie shôjo, un bon signal pour situer sa place chez son éditeur. Si l’on veut commencer aujourd’hui en français, il faut viser l’édition Pika d’origine et garder en tête ce point simple : la collection disponible chez nous ne couvre pas toute la fin japonaise.