Kobato Hanato débarque avec sa robe sage, son sourire un peu à côté de la plaque et une mission dont elle ne mesure pas vraiment la difficulté : soigner les peines des autres pour remplir une bouteille magique. Dans les rues d’un Japon très quotidien, elle avance entre maladresses, rencontres tendres et blessures bien réelles, toujours escortée par Ioryogi, une peluche au sale caractère qui ne la lâche pas d’une semelle. Le départ a la légèreté d’un conte, mais CLAMP laisse vite entrer quelque chose de plus mélancolique.
CLAMP, collectif féminin formé de Nanase Ohkawa, Mokona, Tsubaki Nekoi et Satsuki Igarashi, signe ici une série plus intime que ses grands chantiers fantastiques comme Card Captor Sakura ou xxxHOLiC. Kobato commence d’abord sous la forme de Kobato. (kari) dans le Monthly Sunday Gene-X de Shogakukan en 2005, avant de repartir de zéro en 2006 dans le mensuel Newtype de Kadokawa. En France, Pika publie la série entre 2009 et 2012.
La série est terminée au Japon en 2011 et compte 6 volumes dans son édition d’origine, là où l’édition française de Pika tient en 4 tomes, plus épais. Kobato n’a pas le poids historique des très grands CLAMP, mais le titre a bien eu droit à une adaptation animée par Madhouse diffusée entre 2009 et 2010, signe qu’il occupait une vraie place dans leur catalogue de l’époque. Pour une collection française, le bon repère est simple : les 4 tomes Pika couvrent l’ensemble du récit, avec un montage différent de l’édition japonaise.