Tokita Ohma surgit comme un fauve dans la vie de Kazuo Yamashita, petit salarié usé que personne ne regarde plus. En le suivant, on découvre un Japon d’affaires où les patrons ne signent pas seulement des contrats : ils envoient des combattants s’étriper dans des matchs clandestins pour décrocher marchés et pouvoir. Le moteur de Kengan Ashura, c’est ce grand écart entre le costume-cravate et l’arène, avec Ohma au centre, calme, brutal et toujours prêt à entrer dans la cage.
Le manga est scénarisé par Yabako Sandrovich et dessiné par Daromeon. Il démarre en 2012 sur Ura Sunday, puis sur l’application MangaONE, chez Shogakukan. La série se boucle au Japon en 2018 en 27 volumes, avant de trouver un second souffle à l’écran : une adaptation animée arrive sur Netflix en 2019, puis sa suite en 2023 et 2024. En France, Meian lance l’édition en 2021.
Son parcours dit bien sa place à part : en 2015, Kengan Ashura remporte un vote lecteurs d’Ura Sunday avec 2,3 millions de voix, ce qui lance l’anime. Shogakukan mettait aussi en avant plus de 370 millions de lectures cumulées au moment de la fin japonaise, un signal solide pour un titre né sur le web. Côté collection, le plus simple est de commencer par l’édition Meian : elle suit la série principale dans l’ordre français actuel, avec une fabrication homogène du premier au dernier tome.