Ken-ichi Shirahama n’a rien d’un dur : c’est un lycéen timide, souvent pris pour cible, jusqu’au jour où il croise Miu Fûrinji et met les pieds au dôjô Ryôzanpaku. Là, il découvre des maîtres aussi redoutables qu’excentriques, et chaque entraînement ressemble à une survie de plus. Le point de départ est simple et accrocheur : un garçon faible qui veut arrêter de fuir, dans un shônen où les baffes font rire avant de faire mal.
Le manga est écrit et dessiné par Shun Matsuena, auteur maison du Weekly Shōnen Sunday. Ken-ichi démarre en 2002 dans ce magazine de la Shogakukan et s’y poursuit jusqu’en 2014, pour un total de 61 volumes. En France, la série arrive chez Kurokawa à partir de 2008, avec un découpage en saisons qui correspond à l’édition la plus familière pour les lecteurs français.
Avec plus de 12 millions d’exemplaires annoncés en circulation dès 2012, une série animée de 50 épisodes diffusée entre 2006 et 2007, puis des OAV entre 2012 et 2014, Ken-ichi a largement dépassé le rang du simple bon shônen de baston. C’est une série longue, populaire chez les amateurs d’arts martiaux, mais un peu moins citée aujourd’hui que d’autres poids lourds de la même époque. Pour une collection française, le plus simple reste de commencer par l’édition Kurokawa en saisons, celle qui structure le mieux la lecture tome après tome.