Keiji Maeda traverse le Japon de la fin du XVIe siècle comme un homme qu’on n’oublie pas : flamboyant, bagarreur, libre, et décidé à vivre selon son propre code. Autour de lui, les clans se déchirent, les guerres se préparent, et chaque rencontre peut tourner au duel comme à la fête. Keiji suit ce héros plus grand que nature dans un récit historique nerveux, où le panache compte autant que le sabre.
Au dessin, Tetsuo Hara, le co-créateur de Hokuto no Ken, met sa puissance graphique au service d’un autre type de guerrier. Le manga adapte un roman de Keiichirô Ryû, avec un travail de mise en récit crédité à Mio Asô. Lancé en 1990 dans le Weekly Shōnen Jump, puis bouclé en 18 tomes chez Shūeisha, Keiji a d’abord connu une édition française chez Casterman avant de revenir chez Mangetsu à partir de 2021.
Au Japon, Hana no Keiji fait partie des grosses séries historiques passées par le Jump, avec plus de 17 millions d’exemplaires annoncés. Ce n’est donc pas une curiosité tardive, mais un titre installé de longue date, souvent cité quand on parle des grandes fresques de samouraïs des années 1990. Pour un collectionneur français, le bon repère est simple : l’édition Mangetsu reprend aujourd’hui l’intégralité en 18 volumes, dans le sens de lecture japonais, là où l’ancienne édition Casterman appartient à une autre époque du manga en France.