Masaru Saiga n’a que 11 ans quand il hérite d’une fortune qui attire aussitôt des tueurs, des marionnettes meurtrières et tout un monde de complots. Pour rester en vie, il croise la route de Narumi Katô, colosse aux poings redoutables, et de Shirogane, gardienne venue d’un cirque où les poupées de combat sont une affaire très sérieuse. Karakuri Circus démarre comme une cavale et prend très vite l’allure d’une fresque d’aventure, entre larmes, bagarres et numéros de cirque sous haute tension.
Kazuhiro Fujita, déjà connu pour Ushio et Tora, signe ici l’une de ses longues séries majeures. Le manga est lancé en 1997 dans le Weekly Shōnen Sunday de Shogakukan et se termine en 2006, sur un total de 43 volumes au Japon. En France, une première édition paraît chez Delcourt à partir de 2003 mais s’interrompt avant la fin ; Meian relance ensuite la série en Perfect Edition, un retour important pour un titre longtemps resté incomplet chez nous.
Avec le recul, Karakuri Circus a le profil d’un grand shōnen de passionnés : très respecté, souvent cité pour son souffle romanesque, mais moins exposé que d’autres mastodontes de son époque. Son adaptation animée par le studio VOLN, diffusée entre 2018 et 2019 en 36 épisodes, a remis le titre en circulation sans remplacer la lecture du manga, bien plus ample. Pour une collection française, le bon point de départ est clair : la Perfect Edition de Meian, qui permet enfin de lire l’histoire complète dans une édition suivie.