Monco vend des haniwa sur les routes du Japon ancien, mais ce marchand un peu louche cache un tout autre visage : il peut devenir Kamuya Ride, l’un des rares combattants capables de tenir tête aux dieux rebelles qui réveillent le pays. À ses côtés avance Ousu, jeune prince promis à devenir Yamato Takeru, embarqué dans une traversée de provinces en guerre, de monstres et de clans. Le manga part d’un décor de kofun et de mythes japonais, puis le fait basculer dans un vrai récit de transformation héroïque.
Masato Hisa signe seul la série. Avant Kamuya Ride, il s’était déjà fait remarquer avec Jabawocky, Nobunagun et Area 51, des titres où il mélangeait déjà histoire, fantastique et créatures hors norme. Le manga démarre en 2018 chez Leed, dans la ligne Border Comics, puis arrive en France en 2019 chez Vega-Dupuis. Hisa a aussi reçu le prix Seiun pour l’adaptation manga de Ninja Batman, un bon indice de son goût pour les figures pop revisitées.
Kamuya Ride est resté plus discret que Nobunagun, sans adaptation animée ni gros signal de phénomène en France, mais il a duré sur la longueur et la série est donnée comme complète en 13 volumes au Japon. Pour un lecteur de collection, c’est un point utile : l’édition française de Vega-Dupuis suit une série finie, avec un démarrage en 2019 et des tomes encore parus jusqu’en 2026 dans notre catalogue. Le bon point d’entrée reste le tome 1 : on y trouve d’emblée le duo Monco-Ousu, le cadre mythologique et la promesse de ce mélange rare entre folklore japonais et tokusatsu.