Kakushi Gotō gagne sa vie en dessinant un manga plutôt cru, mais chez lui il joue les pères modèles devant sa fille Hime. Tout part de là : un auteur prêt à toutes les acrobaties pour que son enfant n’apprenne jamais ce qu’il fait vraiment. Kakushigoto avance sur ce fil, entre gags de bureau, vie de quartier et tendresse familiale, avec juste ce qu’il faut de mélancolie pour donner envie d’aller plus loin.
La série est signée Kōji Kumeta, un auteur connu pour son humour acide dans Sayonara, Zetsubou-Sensei. Kakushigoto démarre en 2015 dans le Monthly Shōnen Magazine de Kōdansha et se termine en 2020 au Japon. En France, le manga arrive chez Vega-Dupuis à partir de 2019, dans une édition qui couvre l’ensemble de la série en 12 tomes.
Sur le plan du parcours, on a affaire à une œuvre courte et bouclée, vite repérée au-delà du cercle des lecteurs de Kumeta grâce à son adaptation animée par Ajia-do en 2020, puis à un film récapitulatif en 2021. Ce n’est pas un mastodonte de collection comme les très longs shōnen, mais un titre qui a trouvé ses lecteurs par son ton très particulier : une comédie de mangaka vue depuis la maison, plus douce qu’elle n’en a l’air. Pour commencer, le plus simple reste l’édition Vega-Dupuis en 12 tomes, complète du début à la fin.