Asuma Sudô n’a qu’une idée en tête : approcher la fille qui l’a fait craquer, quitte à se retrouver dans un établissement de jeunes filles où il n’a, en principe, rien à faire. Mauvais timing : ce lycée cache en réalité une unité chargée d’abattre des humains changés en monstres par un mystérieux syndrome. Kaijin Reijoh part comme une comédie de lycéen un peu grivoise, puis bifurque très vite vers l’action brutale et les combats contre des créatures qui frappent sans prévenir.
La série est écrite et dessinée par Tetsuya Tashiro, connu chez nous pour le dessin de Red Eyes Sword - Akame ga Kill !. Avec Kaijin Reijoh, il passe au premier plan en signant aussi le scénario. Le manga démarre en 2018 dans le Gangan Joker de Square Enix, puis arrive en France en 2020 chez Kurokawa, qui en publie la version française depuis le premier tome.
On est ici sur une série récente, sans adaptation animée majeure ni long recul patrimonial à ce stade, mais avec un parcours éditorial net : 15 tomes sont référencés dans l’édition japonaise comme dans l’édition française suivie par Kurokawa. Pour le collectionneur, le point d’entrée est simple : l’édition courante Kurokawa forme une seule suite homogène, sans Perfect Edition ni intégrale parallèle à distinguer. Si vous connaissez Tashiro surtout pour Akame ga Kill !, vous retrouverez ici son goût pour les affrontements violents, avec un habillage plus scolaire et plus pulp.