Costume sombre, Walther PPK en poche, James Bond traverse les capitales comme d'autres changent de train : une mission, une trahison, une femme fatale, puis un nouveau piège qui se referme. En BD, 007 garde ce mélange de sang-froid et de brutalité sèche qui fait le sel des romans : espionnage tendu, gadgets rares, et danger très concret, souvent au coin d'une rue plutôt qu'au bout du monde. On est moins dans le feu d'artifice que dans la traque, avec un Bond qui encaisse, doute parfois, mais avance toujours.
Le personnage naît sous la plume d'Ian Fleming, ancien officier du renseignement naval britannique devenu romancier, avec Casino Royale en 1953. Côté comics, la relance moderne démarre chez Dynamite Entertainment en 2015 avec Vargr, scénarisé par Warren Ellis et dessiné par Jason Masters ; suivent notamment Eidolon, puis les arcs d'Andy Diggle comme Hammerhead et Kill Chain. En France, ces albums arrivent chez Delcourt, qui publie aussi l'adaptation de Casino Royale et la série James Bond Origin.
Cette branche BD de James Bond reste récente, mais elle a trouvé sa ligne : raconter 007 au plus près de l'esprit Fleming, sans copier les films. Le jalon le plus net est la reprise officielle des comics Bond par Dynamite après vingt ans d'absence, avec une production suivie depuis 2015 ; James Bond Origin remonte même la jeunesse du personnage pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour une collection cohérente, le plus simple est de commencer par Vargr, puis d'enchaîner avec les albums signés Andy Diggle ; à côté, Casino Royale se lit comme une porte d'entrée à part, plus directement branchée sur le tout premier roman.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.