Ichirô Inuyashiki a 58 ans, un dos voûté, une famille qui le regarde à peine et une vie de bureau qui l’a déjà rangé parmi les meubles. Puis, en une nuit, ce petit homme effacé est pulvérisé avec un lycéen par une force venue du ciel, avant de revenir sous la forme d’une machine de guerre cachée sous une peau bien humaine. À partir de là, Inuyashiki lance un face-à-face tendu entre deux êtres surpuissants qui n’ont ni le même âge, ni la même morale, ni la même idée de ce qu’on fait d’un pouvoir pareil.
Le manga est signé Hiroya Oku, l’auteur de Gantz, autre grand nom de la SF violente et nerveuse. Inuyashiki démarre en 2014 dans le magazine Evening de Kōdansha et se boucle en 10 volumes ; en France, Ki-oon publie la série sous le titre Last Hero Inuyashiki. L’anime arrive en 2017, puis un film live en 2018, signe que le titre a vite dépassé le cercle des lecteurs de manga de SF.
Avec le recul, c’est une série courte qui a gardé une vraie place dans la bibliographie d’Oku : moins fleuve que Gantz, plus directe, et portée par un héros qu’on ne croise presque jamais dans ce registre. Le film live a été lancé au moment où le manga affichait 3,1 millions d’exemplaires vendus, un repère solide pour mesurer son écho. Pour la collection, le plus simple est de partir sur l’édition Ki-oon en 10 tomes, la série étant complète dans ce format.