Fumiki, lycéen discret, voit sa vie basculer le jour où il recueille un étrange chien numéroté 23. L’animal n’a rien d’un compagnon docile : derrière son pelage se cache une créature liée à des expériences, à des métamorphoses brutales et à une menace qui déborde vite le simple fait divers. Inugami avance comme un manga d’horreur qui part du quotidien pour glisser vers le cauchemar biologique.
La série est signée Masaya Hokazono, mangaka japonais surtout connu chez nous pour ses récits d’horreur et de survie. Inugami débute en 1996 dans le Monthly Afternoon de Kodansha, puis se conclut au Japon en 2002 en 14 volumes. En France, l’arrivée se fait chez Akata/Delcourt à partir de 2002, sous le titre Inugami, le réveil du dieu chien.
Le recul aide à bien situer le titre : on n’est pas devant un mastodonte du manga d’horreur, mais devant une série de connaisseurs, souvent citée quand on remonte la bibliographie de Hokazono. L’édition française d’origine n’a d’ailleurs pas repris les 14 tomes japonais tels quels : Delcourt les a regroupés en 5 volumes plus épais, ce qui explique le décalage entre la collection française et l’édition japonaise. Pour un collectionneur, c’est le vrai repère utile : l’édition Delcourt de 2002-2004 correspond à l’intégralité de l’histoire.