À Falcon City, en Arizona, Jacques Ramirez passe pour le roi du service après-vente chez Robotop. Il est muet, discret, et sacrément doué avec les aspirateurs. Le jour où des hommes d’un cartel croient reconnaître en lui un assassin mexicain qu’ils cherchent à abattre, sa petite vie bien rangée explose et le polar part en cavale, entre fusillades, poursuites et gags sous tension.
Nicolas Petrimaux signe seul la série, au scénario comme au dessin. Venu du jeu vidéo et de l’animation, il apporte à Il Faut Flinguer Ramirez un vrai sens de la mise en scène, nourri de fausses pubs, de notices, de coupures de presse et d’un décor d’Amérique fantasmée. Le tome 1 paraît chez Glénat en 2018, puis le tome 2 en 2020, dans un format d’album cartonné généreux qui laisse respirer son dessin et son sens du faux document.
Dès son lancement, la série a décroché des signaux solides : Il Faut Flinguer Ramirez figure dans la Sélection officielle d’Angoulême 2019, remporte le Prix des libraires de bande dessinée et le Prix des lycéens la même année. Une exposition du Festival d’Angoulême rappelait aussi que le premier tome avait séduit plus de 100 000 lecteurs, ce qui est beaucoup pour un polar d’auteur. Pour la collection, on commence logiquement par l’édition cartonnée Glénat de 2018 ; il existe aussi un tome 1 Édition spéciale 50 ans, paru en 2019, à repérer si l’on aime les variantes de bibliothèque.