Taikobô a l'air d'un garçon tranquille, presque paresseux, mais c'est lui que ses maîtres envoient remettre de l'ordre dans un monde où humains, immortels et démons se mêlent dangereusement. Sa mission, le Hôshin Project, l'oblige à traquer des êtres surnaturels qui manipulent les royaumes dans l'ombre. Ryu Fujisaki part d'un vieux roman chinois, L'Investiture des dieux, et en fait un shōnen de ruse, de bastons et d'humour sec, avec un héros qui gagne souvent plus par la tête que par les poings.
Le manga est écrit et dessiné par Ryu Fujisaki, auteur que les lecteurs de Jump ont vite repéré pour son trait nerveux et ses visages très personnels. Hôshin démarre en 1996 dans le Weekly Shōnen Jump de Shueisha et se boucle en 2000 en 23 volumes japonais. En France, Glénat le publie au début des années 2000 sous le titre Hôshin, puis propose Hôshin : L'investiture des Dieux en 12 volumes, d'après l'édition bunko japonaise.
Avec le recul, la série garde une place à part parmi les adaptations de classiques chinois passées par le shōnen. Elle a eu droit à deux séries animées, une première en 1999 puis Hakyū Hōshin Engi en 2018, signe qu'elle n'a jamais tout à fait disparu du paysage. Pour un collectionneur, le plus simple est de distinguer les deux voies françaises : la première édition Glénat en 23 volumes pour la version d'origine, ou Hôshin : L'investiture des Dieux si l'on cherche la réédition compacte issue des 12 bunko japonais.