Yuu Kamishiro est un lycéen transparent, trop fragile pour sa propre vie, jusqu’au soir où un coup de poing bien placé lui donne enfin une place dans la rue. Dans les quartiers nocturnes où traînent voyous, boxeurs improvisés et bandes en quête de territoire, il avance seul, avec sa peur, ses ecchymoses et une obsession simple : ne plus se faire écraser. Holyland suit cette fuite en avant au ras du bitume, dans un ton sec, tendu, presque sans folklore.
Kouji Mori signe seul la série au scénario comme au dessin. Le manga démarre en 2000 dans le magazine Young Animal de Hakusensha et se boucle en 2008 en 18 volumes. Longtemps inédit en français, Holyland arrive enfin chez Vega-Dupuis à partir de 2023, un rattrapage tardif pour un titre souvent cité par les lecteurs de baston urbaine et de seinen nerveux.
Avec le recul, Holyland n’a pas le statut d’un mastodonte grand public, mais sa réputation a tenu dans la durée, portée par le bouche-à-oreille et par son mélange rare de violence de rue et d’observation très concrète des techniques de combat. Son édition française suit les 18 tomes d’origine, sans refonte en intégrales : pour une collection homogène, le plus simple reste donc de partir du tome 1 Vega-Dupuis et de suivre cette numérotation jusqu’au bout.