Hellboy a la peau rouge, une main droite de pierre et l'air de préférer un bon coup de poing aux grandes prophéties. Invoqué par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale puis recueilli par le professeur Bruttenholm, il grandit au sein du B.P.R.D. et part traquer sorcières, démons et légendes oubliées. Le charme de la série est là : un héros bourru, fatigué d'être pris pour l'annonciateur de l'apocalypse, lancé dans des enquêtes qui sentent le folklore, les ruines et la fin du monde.
Hellboy est la création de Mike Mignola, auteur américain au trait taillé à la serpe, d'abord remarqué chez Marvel et DC avant de bâtir chez Dark Horse un univers très personnel. Le personnage apparaît d'abord en 1993 dans San Diego Comic-Con Comics n°2, puis la vraie rampe de lancement arrive en 1994 avec la mini-série Seed of Destruction, dessinée par Mignola et dialoguée avec John Byrne. En France, l'univers est surtout installé par Delcourt, qui en a fait l'un des grands piliers de son catalogue comics.
Avec le recul, Hellboy fait partie des rares univers américains d'horreur à être restés cohérents sur la durée, entre série principale, Hellboy and the B.P.R.D. et prolongements comme B.P.R.D.. Le personnage a aussi dépassé le cercle des lecteurs de comics grâce aux films de Guillermo del Toro en 2004 et 2008, puis à deux relances au cinéma en 2019 et 2024. Pour la collection, le bon point d'entrée reste l'album Les Germes de la destruction ; et si l'on veut une bibliothèque plus nette, les intégrales Delcourt permettent de suivre l'ordre des grands cycles sans courir après les anciens tirages.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.