Harry Dickson a la silhouette d’un gentleman détective, mais ses enquêtes l’emmènent bien au-delà du simple polar. Dans un Londres brumeux, entre savants inquiétants, sectes, pièges mécaniques et crimes qui sentent le surnaturel, le « Sherlock Holmes américain » avance avec sang-froid là où les autres reculeraient. Le plaisir de lecture tient à ce mélange très franc de mystère, d’aventure et de fantastique, sans perdre le goût du feuilleton.
Cette version en bande dessinée adapte le héros de Jean Ray, grand nom belge du fantastique populaire. Côté BD, Christian Vanderhaeghe lance la série avec Pascal Zanon après une première parution dans Charlie Mensuel en 1985 ; le premier album sort en 1986 chez Art et B.D., avec diffusion Dargaud. Vanderhaeghe revendique d’ailleurs un dessin et une narration dans la filiation de Jacobs, Hergé et Jacques Martin, ce qui donne à Harry Dickson une vraie couleur de ligne claire. (dargaud.com)
La série Art et B.D./Dargaud s’étire sur la durée : treize albums publiés de 1986 à 2017, avec relais graphique de Philippe Chapelle puis Renaud sur les derniers volumes. On croise aussi plusieurs tirages de tête anciens, souvent numérotés et signés, dès La Bande de l’araignée puis Les Spectres bourreaux, un détail qui compte pour le collectionneur. Pour entrer dans cet univers, le plus simple reste de commencer par La Bande de l’araignée et de bien distinguer cette première lignée en ligne claire des autres adaptations Harry Dickson publiées plus tard chez Soleil ou Dupuis. (fr.wikipedia.org)
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.