Harley Quinn n'attend plus le Joker pour mettre le bazar. Dans Harley Quinn Rebirth, elle règne sur Coney Island, entre voisins improbables, gang local et menaces qui lui tombent dessus à un rythme absurde. Le point de départ est simple et efficace : une anti-héroïne imprévisible, des ennuis qui dégénèrent très vite, et un ton qui passe de la blague au carnage sans perdre le sourire.
Le visage de cette période, c'est le duo Amanda Conner et Jimmy Palmiotti, déjà aux commandes de la relance précédente du personnage chez DC. La série américaine démarre en 2016 dans le cadre de DC Rebirth, avec des dessins signés notamment John Timms et Chad Hardin. En France, Urban Comics publie cette version à partir de 2018, en reprenant les épisodes de Harley Quinn lancés la même année aux États-Unis.
Ce run a surtout compté pour une chose : installer Harley loin du simple rôle d'acolyte du Joker et confirmer qu'elle pouvait porter, presque seule, une série régulière sur la durée. Les recueils américains existent aussi en Deluxe Edition et en omnibus consacré au run de Conner et Palmiotti, signe que cette période a été largement remise en avant par DC. Pour la collection, l'entrée la plus logique reste le tome 1 Urban, qui pose d'emblée le décor de Coney Island et la galerie de seconds rôles qui font tout le sel de cette série.