Harleen Quinzel entre d'abord à Arkham en blouse de psychiatre, puis ressort en Harley Quinn, sourire jusqu'aux oreilles et marteau en main. Née dans l'ombre du Joker, elle finit pourtant par lui voler la vedette, entre braquages absurdes, castagnes de super-vilaine et virées plus libres quand Gotham devient trop étroite pour elle. Le ton change selon les séries, mais on retrouve toujours ce mélange de comédie noire, de débrouille et de chaos très assumé.
Harley Quinn n'est pas née dans un comic, mais dans Batman: The Animated Series en 1992, créée par Paul Dini et Bruce Timm ; sa première apparition sur papier suit en 1993, puis son origine est fixée dans le one-shot Mad Love en 1994, récompensé par un Eisner. Côté albums, le versant moderne le plus visible en France passe surtout par Urban Comics, qui publie notamment à partir de 2015 la série signée Amanda Conner et Jimmy Palmiotti, plus drôle, plus pop et franchement déjantée. Urban a aussi proposé en 2020 Harleen, la relecture de Stjepan Šejić sous label DC Black Label.
Avec le temps, Harley est devenue bien plus qu'une acolyte de Batman ou du Joker : série animée, jeux vidéo, film Birds of Prey en 2020, elle a gagné son propre terrain de jeu. Pour une lecture d'entrée, la série Conner/Palmiotti reste la plus directe si l'on cherche la Harley la plus fun ; pour une version plus sombre et tenue, Harleen est un très bon point de départ. Et pour remonter à la source, Mad Love reste la pièce-clé.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.