À New York, dans le quartier de Five Points, Luke Burns essaie de survivre sans renier ce que son père lui a laissé : un nom, une colère et un petit frère à protéger. Quand le gamin découvre que l’aîné qu’il admire cache aussi le visage du tueur Grim Reaper, Green Blood prend la forme d’un western urbain brutal, entre règlements de comptes, vengeance et rues pleines de boue.
Le manga est signé Masasumi Kakizaki, auteur au trait sec et nerveux, déjà connu en France pour Hideout. Green Blood démarre en 2011 dans le Weekly Young Magazine de Kodansha et se boucle en 2013 en 5 volumes ; l’édition française arrive chez Ki-oon dès 2013, également en 5 tomes. Cette brièveté joue en sa faveur : Kakizaki va droit au but, sans étirer sa vendetta.
Dans la carrière de Kakizaki, Green Blood reste un titre à part : une série courte, complète, sans adaptation animée, qui circule surtout par le bouche-à-oreille des lecteurs de seinen et des amateurs de western noir. Son statut tient moins à des records publics qu’à sa tenue d’ensemble : un récit fermé, facile à collectionner, avec une seule édition française chez Ki-oon entre 2013 et 2014. Pour commencer, le tome 1 suffit à poser le décor ; pour le collectionneur, l’intérêt est justement d’avoir une série finie en cinq volumes, sans chasse compliquée entre plusieurs versions.