À Gotham, les gyrophares arrivent souvent avant Batman. Gotham Central suit les inspecteurs et les patrouilleurs du GCPD, ceux qui doivent tenir la rue pendant qu’un type en cape surgit sur les toits, avec des affaires de meurtre, des prises d’otages et des nuits qui tournent mal. Le ton est celui d’un vrai polar urbain : sale, tendu, humain, avec cette idée simple et forte qu’à Gotham, survivre à une journée de boulot tient déjà de l’exploit.
La série est lancée chez DC Comics en 2002 par Greg Rucka et Ed Brubaker, deux auteurs alors très liés à la branche Batman, avec Michael Lark au dessin sur l’essentiel du run. Leur idée change le point de vue habituel : Batman reste en périphérie, et tout le poids retombe sur les policiers, leurs rivalités, leurs procédures et leurs nerfs. En France, l’édition la plus visible est celle d’Urban Comics, qui a publié la série en 4 tomes à partir de 2014. (dc.com)
Avec 40 épisodes publiés jusqu’en 2006, Gotham Central a gardé une réputation solide de grand polar super-héroïque, même si la série n’a jamais été pensée comme un blockbuster de cape et collants. Elle a reçu plusieurs nominations aux Eisner dès ses débuts, puis un Eisner Award en 2004 pour l’arc Half a Life, centré sur Renee Montoya. Pour commencer, le plus simple reste l’édition Urban en 4 tomes ; pour une lecture en un bloc, il existe aussi un Omnibus et des formats plus récents comme la collection Nomad. (en.wikipedia.org)
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.