Gil St-André a tout d’un homme à l’abri du besoin jusqu’au jour où sa femme disparaît sans explication. Comme la police piétine, il se lance lui-même dans l’enquête, et la série prend très vite la forme d’une cavale nerveuse à travers la France, entre truands, faux-semblants et coups de théâtre. On est dans un polar grand public qui avance vite, avec un héros embarqué bien trop loin pour faire marche arrière.
Jean-Charles Kraehn, né en 1955, crée la série pour Glénat après avoir déjà signé Les Aigles décapitées, Bout d’Homme et le scénario de Tramp. Gil St-André démarre en 1996 chez Glénat, dans la collection Bulle Noire, d’abord avec Kraehn seul au scénario et au dessin. Sylvain Vallée rejoint ensuite la série et signe le dessin des tomes 3 à 8, avant que Kraehn ne reprenne seul la barre, puis travaille plus tard avec Chrys Millien à partir du tome 12.
Avec le recul, Gil St-André garde une place à part dans le polar BD des années 1990 : une série longue, relancée sur la durée, assez connue des lecteurs de thrillers franco-belges sans avoir basculé dans le statut de monument. Le tome 1 a d’ailleurs connu plusieurs éditions chez Glénat, sous les titres L’homme qui aimait les poupées puis Une étrange disparition, ce qui compte pour le collectionneur. Pour commencer, le plus simple reste l’édition album standard de Glénat ; les intégrales visent plutôt ceux qui veulent lire le premier cycle d’une traite.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.