Taiga et ses amis partent en excursion dans la campagne australienne, tombent sur une grotte ornée de peintures rupestres, puis ressortent dans un monde qui n’est plus le leur. Les voilà jetés en pleine Préhistoire, au milieu des mammouths, des loups géants et d’un face-à-face brutal entre Néandertaliens et Homo sapiens. Genesis avance comme un récit de survie tendu, avec des corps qui fatiguent, la peur qui monte et l’instinct qui reprend la main.
Au dessin comme au scénario, Kouji Mori est un habitué des héros poussés au bord de la rupture, déjà lu en France avec Holyland, Suicide Island ou Survivant. Au Japon, la série paraît depuis 2017 sous son titre original Sôsei no Taiga dans le magazine Evening de Kodansha. En France, Vega-Dupuis lance Genesis en 2022.
Le titre reste surtout une série de connaisseurs plutôt qu’un manga porté par une grosse adaptation ou un prix repère. Son intérêt est ailleurs : dans la façon dont Mori mélange aventure préhistorique, affrontement entre groupes humains et réflexes très contemporains de jeunes gens perdus hors de leur époque. Pour la collection, le point d’entrée est simple : l’édition française de Vega-Dupuis suit la publication courante en tomes standards, sans intégrale ni édition de luxe à distinguer pour l’instant.