Marcus Fenix et les soldats de la CGU avancent dans des villes en ruine, tronçonneuse au canon et Locustes aux trousses. Les comics Gears Of War reprennent cette guerre sale et frontale entre humains et créatures surgies des profondeurs, avec le même goût pour les escouades cabossées, les ordres suicidaires et les rares respirations entre deux assauts. On est dans une SF militaire sombre, taillée pour les lecteurs qui aiment l’action nerveuse mais aussi les liens de fraternité sous l’armure.
La première série est lancée en 2008 chez WildStorm, l’empreinte de DC Comics, avec Joshua Ortega au scénario et Liam Sharp au dessin ; Ortega avait aussi travaillé sur l’écriture des jeux Gears of War et Gears of War 2. Le départ du comic se place entre le premier jeu et sa suite, puis la série ira jusqu’à 24 épisodes entre 2008 et 2012. En France, Panini publie les albums à partir de 2009. Plus tard, Gears of War: Hivebusters, écrit par Kurtis Wiebe et dessiné par Alan Quah, arrive d’abord en cinq fascicules en 2019 avant d’être repris en volume.
Ces albums restent surtout des prolongements de la licence Xbox plutôt qu’une porte d’entrée autonome : ils intéressent d’abord les joueurs qui veulent creuser l’univers, ses escouades et quelques zones d’ombre entre deux épisodes. Côté collection, le plus simple est de commencer par les tomes Panini de la série principale, qui adaptent le run WildStorm dans l’ordre, puis d’aller vers Hivebusters, lié à la période plus récente de la saga. Ce n’est pas le versant le plus célèbre de Gears Of War, mais c’est un bon complément pour qui aime son mélange de guerre totale et de camaraderie sous pression.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.