Garfield, gros chat roux aux paupières mi-closes, passe ses journées à esquiver l'effort, vider le frigo et martyriser Odie pendant que Jon Arbuckle essaie tant bien que mal de garder un peu de dignité. Tout part de là : une maison banale, un maître dépassé, et un félin qui transforme la moindre corvée en numéro de mauvaise foi. Le ton est posé d'emblée, sec, très lisible, avec ce mélange de flemme, de cruauté douce et de gag quotidien qui fait mouche en quelques cases.
Le créateur, Jim Davis, est un auteur américain qui a bâti presque toute sa carrière autour de ce personnage. Garfield naît en 1978 en syndication chez United Feature Syndicate, après un premier essai centré sur Jon Arbuckle ; en France, l'auteur est publié chez Dargaud depuis 1984. Cette origine de strip de presse compte beaucoup : lecture rapide, chute nette, et personnages définis en quelques traits qu'on reconnaît tout de suite.
Avec le recul, Garfield appartient au petit cercle des héros de presse installés dans la durée : le strip tournait déjà dans 850 journaux en 1981, puis dans 2 570 journaux avec 263 millions de lecteurs annoncés en 2002. La série a aussi largement débordé du papier, entre les spéciaux animés des années 1980 et Garfield & Cie lancé en 2008. Pour une collection, le plus simple reste de commencer par les albums Dargaud de Garfield ; les hors-séries et déclinaisons animées viennent plutôt en complément que comme porte d'entrée.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.